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Actualité · Monde · mar. 29 sept. · 12:04

La prime Ormuz se lit dans l'écart de 8,8 $ entre le Brent et le WTI

À la clôture du lundi 28 septembre, le baril de Brent pour livraison en décembre valait 97,83 dollars, contre 89,01 dollars pour le WTI de même échéance, soit un écart de 8,82 dollars. En temps normal, cet écart tient en quelques dollars.

Synthèse IA d'AEGIS AMI d'après ICE, NYMEX, Associated Press Partager

Pourquoi c'est important. Cet écart isole ce que le marché paie pour le risque sur le pétrole transporté par mer, celui qui passe par le détroit d'Ormuz. Il se lit mieux que le prix du baril, qui mélange ce risque avec tout le reste.

Le WTI est le pétrole américain, livré à Cushing, dans l'Oklahoma, loin des routes maritimes du Golfe. Le Brent, extrait en mer du Nord, sert de référence au pétrole qui voyage par bateau, soit environ les deux tiers du brut échangé dans le monde. Une menace sur le détroit d'Ormuz renchérit d'abord le second. L'écart entre les deux mesure donc, pour l'essentiel, la prime de risque maritime.

Cette prime est concentrée sur les livraisons les plus proches. Sur l'échéance de novembre, l'écart atteint 12,68 dollars (105,28 contre 92,60). Le Brent de novembre coûte 7,45 dollars de plus que celui de décembre, quand l'écart équivalent n'est que de 3,59 dollars sur le WTI. Le marché paie cher le baril maritime disponible tout de suite, bien plus que celui livré dans deux mois : c'est la marque d'une crainte de rupture à court terme, pas d'un pétrole durablement cher.

Mardi matin, le Brent a coté au-dessus de 107 dollars, selon l'Associated Press, contre environ 72 dollars fin février, avant la guerre en Iran. Un piège guette ceux qui suivent ces prix sur les graphiques grand public : les séries dites continues passent d'un contrat au suivant sans prévenir. Mardi 29 septembre, la série continue du Brent a basculé du contrat de novembre, qui arrive à expiration, vers celui de décembre. Elle affiche une baisse d'environ 7 % qui n'a pas eu lieu : le contrat de novembre, lui, n'a presque pas bougé.

C'est pour cette raison que l'écart doit se calculer entre contrats de même échéance, décembre contre décembre. Comparer le Brent de novembre au WTI de décembre, ou deux séries continues qui ne changent pas de contrat le même jour, gonfle ou écrase artificiellement la prime.

À surveiller. L'écart Brent-WTI sur l'échéance de décembre et la différence entre les deux premières échéances du Brent : une détente à Ormuz devrait les faire reculer avant même le prix du baril.

Ce que ça change pour vous. Pour un épargnant français, cette prime passe surtout par le prix des carburants et par l'inflation, qui pèse sur les taux et donc sur les obligations et les fonds en euros. Les grandes pétrolières du CAC 40 y sont exposées par leur production vendue au prix du Brent.

Ce qu'il faut retenir

  • Écart Brent-WTI sur décembre : 8,82 dollars à la clôture du 28 septembre.
  • Écart sur novembre : 12,68 dollars, signe d'une prime concentrée sur les livraisons proches.
  • La baisse de 7 % affichée mardi par la série continue du Brent est un effet de changement de contrat.

Texte rédigé par l'intelligence artificielle d'AEGIS AMI à partir des sources citées. Ne constitue pas un conseil en investissement.

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