L'or enregistre une baisse brutale de 2,75% ce vendredi 15 mai, s'établissant à 4549,30 USD l'once, le seuil d'ATR (volatilité) à 2,57% étant déclenché. Ce mouvement intervient dans un contexte géopolitique complexe mais sans catalyseur économique immédiat majeur.

Les pourparlers Trump-Xi se sont conclus sans accord formalisé (BBC), atténuant les craintes d'escalade commerciale sino-américaine. Bien que le président américain ait revendiqué des discussions "très réussies", l'absence d'engagements concrets sur Taïwan maintient l'incertitude géopolitique à un niveau gérable pour les marchés.

Parallèlement, les tensions moyen-orientales persistent : Israël poursuit ses opérations au Liban, tandis que les négociations bilatérales USA-Iran traînent, l'Iran citant un "manque de confiance" comme obstacle principal (Al Jazeera). Le BRICS s'est achevé sans déclaration conjointe, creusant les divisions sur la question iranienne.

Sur le front macroéconomique, les rendements obligataires ont connu une volatilité accrue cette semaine face aux préoccupations inflationnistes (Yahoo Finance), ce qui pourrait expliquer un redressement des taux réels et une pression baissière sur l'or. Les données d'activité restent positives (croissance du PIB avec prix de l'énergie élevés), renforçant les anticipations de politique monétaire restrictive.

La baisse peut également refléter une normalisation technique après les pics de refuge sûr : bien que les risques géopolitiques subsistent (Moyen-Orient, tensions commerciales), l'absence de choc systémique immédiat incite les investisseurs à alléger leurs positions défensives. La volatilité déclenchée indique une liquidation rapide de positions longues plutôt qu'une capitulation généralisée.

Surveillance clé : les rendements 10 ans américains, la trajectoire des taux réels, et tout rebondissement des tensions USA-Chine ou Moyen-Orient.