Le pétrole WTI a enregistré une hausse brutale de +6,50% pour atteindre 92,47 dollars le baril, déclenchant le seuil ATR. Ce mouvement intervient dans un contexte d'escalade des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, qui menacent directement les routes d'approvisionnement mondiales.
Plusieurs incidents récents ont alimenté les craintes de perturbation de l'offre. Selon Al Jazeera, les taux d'assurance maritime sont en forte hausse alors que les détroits stratégiques d'Hormuz et de Bab al-Mandeb seraient affectés, voire fermés. Une attaque de drone a également touché un poste-frontière entre le Koweït et l'Irak, tandis que les Houthis ont visé un pétrolier saoudien, selon BBC World. Ces événements se déroulent alors que les États-Unis lancent davantage de frappes contre l'Iran, et que Donald Trump a menacé les Houthis et l'Iran d'une «punition militaire majeure», d'après RFI.
La présidente de la BCE, Christine Lagarde, a d'ailleurs souligné que la poursuite du conflit au Moyen-Orient risque d'entraîner une inflation plus forte que prévu (Le Monde). Cette flambée des prix du brut reflète une vive inquiétude des marchés quant à la sécurité des approvisionnements en pétrole, dans une région cruciale pour la production mondiale. Les prix du pétrole ont même atteint 100 dollars le baril pour la première fois depuis mai, selon BBC World, signalant l'ampleur de la réaction.
Les opérateurs surveillent de près l'évolution de la situation dans le Golfe et toute déclaration concernant les capacités de transit et les actions des principales puissances régionales et internationales. La persistance de ces tensions pourrait maintenir la pression haussière sur les prix de l'énergie et amplifier les défis inflationnistes mondiaux.