Le cours du pétrole brut WTI a enregistré une chute notable de -3.02%, s'établissant à 82.44 USD le baril, déclenchant le seuil de volatilité ATR fixé à 2.50%. Cette baisse est principalement attribuée à l'intensification des craintes concernant la demande mondiale, exacerbées par l'escalade des tensions commerciales et de nouvelles sanctions géopolitiques.

Les marchés réagissent notamment aux déclarations de Donald Trump, menaçant d'augmenter les tarifs douaniers sur les véhicules canadiens, ce qui est perçu comme une intensification de la guerre commerciale entre les États-Unis et le Canada (BBC World). Cette mesure, si elle est appliquée, pourrait freiner davantage la croissance économique mondiale et, par extension, la consommation de pétrole.

Parallèlement, de nouvelles sanctions américaines ont été annoncées contre l'Iran et ses partenaires commerciaux. Si ces sanctions visent théoriquement à réduire l'offre iranienne, elles sont également interprétées par certains comme un facteur de détérioration du climat commercial mondial. La réaction de la Chine, qui a dénoncé ces sanctions comme étant "illégales" (BBC World), souligne les potentielles répercussions sur les flux commerciaux internationaux. L'agence RFI qualifie ces sanctions d'«aveu de faiblesse» des États-Unis, suggérant une efficacité potentiellement limitée sur l'offre mais une contribution à l'incertitude géopolitique.

Le contexte macroéconomique corrobore cette lecture axée sur la demande. Yahoo Finance rapporte que le pétrole et les rendements obligataires ont chuté, tandis que les marchés actions (Dow, S&P 500, Nasdaq) ont progressé. Cette divergence indique que la baisse du prix du pétrole pourrait être perçue positivement pour les entreprises consommatrices d'énergie, mais la chute des rendements obligataires signale des anticipations de ralentissement économique ou de pressions déflationnistes, des facteurs négatifs pour la demande énergétique.

En résumé, le marché du pétrole intègre actuellement un scénario de ralentissement de la demande, dominé par les incertitudes liées aux frictions commerciales et aux implications plus larges des sanctions internationales.