Le CAC 40 enregistre une hausse brutale de +2.99% à 8303.45 points, dépassant le seuil ATR de 2.29%, dans un contexte géopolitique hautement volatil mais marqué par des signaux de désescalade.

Le catalyseur principal réside dans l'annonce d'une pause opérationnelle américaine au Détroit d'Ormuz. Selon Al Jazeera, l'Iran affirme que le passage du détroit sera assuré suite à cette pause, tandis que la Chine appelle à une réouverture « dès que possible » du détroit stratégique. Cette désescalade relative dans l'un des points chauds géopolitiques majeurs réduit les risques de perturbation des flux énergétiques globaux.

Parallèlement, Donald Trump menace à nouveau de bombarder l'Iran si Téhéran ne conclut pas un accord (Le Monde), créant une ambivalence tactique mais suggérant une préférence pour la négociation. Cette rhétorique combinée à la pause opérationnelle laisse entrevoir une trajectoire de négociation plutôt qu'une escalade majeure.

Sur le plan financier, les titres tech américains montrent des signaux mitigés : Michael Burry dénoue son entière position dans un titre mème, tandis que Corning et Nvidia renforcent leur partenariat sur la fibre optique pour l'IA et Kraken relance ses plans d'IPO crypto, suggérant une différenciation sectorielle persistante.

L'absence de chocs économiques majeurs dans l'actualité macro (inflation, taux, données d'emploi) explique que le mouvement soit largement porté par le soulagement géopolitique. Le rebond technique du CAC 40 reflète également un rattrapage suite aux turbulences moyen-orientales des jours précédents, avec les investisseurs réallouant vers les actifs risqués européens.

La volatilité reste élevée compte tenu du contexte géopolitique persistant (Ukraine, Liban, Iran). Les niveaux de support et résistance techniques demeurent critiques pour confirmer cette tendance haussière.